Aide-mémoire, 2026, huile sur toile, 7 x 7 cm
Dans notre quotidien, les post-it servent à isoler une pensée, à noter une idée ou à ne pas oublier une information importante. Celui-ci semble d’abord contenir un numéro de téléphone. Pourtant, à mesure que le regard s’attarde, l’écriture se resserre, se superpose, jusqu’à devenir presque illisible. Les chiffres s’accumulent, perdent leur fonction première et leur sens.
Cette peinture devient alors la trace d’une pensée qui divague, d’une mémoire qui se brouille et se perd progressivement. J’ai choisi le titre Aide-mémoire, terme couramment utilisé pour désigner les post-it, afin de souligner ici son inutilité.
Le post-it est un objet éphémère, destiné le plus souvent à être jeté après usage. À l’inverse, la peinture s’inscrit dans une durée, dans une forme de permanence. Ce déplacement entre l’objet fragile et transitoire, et le geste pictural pérenne m’intéresse particulièrement. J’extrais ces détails ordinaires du quotidien pour les déplacer vers la peinture, leur offrir une autre temporalité et une autre attention.